Les Métiers de la formation : un secteur qui bouge, et nous bougeons avec lui !
Du 8 au 11 juin 2026, s’est déroulée la 4e édition de la Semaine des métiers de la formation en Nouvelle-Aquitaine. Nous y étions : à Bordeaux le lundi 8 juin, dans les locaux de Cap Métiers, puis à Bayonne le jeudi 11 juin, à l’AFPA.
Au programme de ces demi-journées : des conférences et des témoignages de professionnels, des jobs dating avec des organismes qui recrutent, des échanges et de très belles rencontres avec les acteurs de la formation de notre territoire. Deux demi-journées riches de sens, qui confirment une chose : notre métier est en pleine mutation, et c’est une formidable opportunité.

Le contexte est exigeant, disons-le franchement :
Karine Desroses, vice-présidente de la Région chargée de la formation, l’a rappelé sans détour : 8 000 places de formation destinées aux demandeurs d’emploi vont être supprimées, conséquence d’une baisse de 35 millions d’euros de la dotation de l’État. Le budget de l’apprentissage, lui, a été divisé par huit. La Région maintient pourtant le cap, avec 142 millions d’euros consacrés en 2026 à la formation des demandeurs d’emploi. Et pourtant, le métier recrute ! Plus de 1 250 postes de formateurs sont à pourvoir en Nouvelle-Aquitaine, 4e région de France en matière de formation, selon Natacha Pierre, déléguée branches AKTO. Le besoin est là, massif, dans le bâtiment, l’industrie, l’environnement, les services et les métiers de la personne. Surtout, le métier se réinvente.
Mathieu Naud, vice-président Les Acteurs de la Compétence, l’a résumé d’une phrase forte : le rôle du formateur n’est plus de transmettre un savoir, mais de transformer le savoir en compétences. On ne vend plus des stages : on construit des parcours individualisés, hybrides, qui mixent les dispositifs et s’adaptent à chaque apprenant.
Stéphane Cerveau, directeur de l’AFPA, a rappelé que la formation est un investissement, pas une charge : 1 euro investi en formation, c’est 3 euros gagnés pour la collectivité, parce qu’une personne formée retrouve un emploi trois fois plus vite. Les entreprises attendent désormais des formateurs experts, polyvalents, mobiles, à l’aise avec l’IA et la multimodalité, souvent issus d’une seconde partie de carrière. Et c’est précisément notre force.
Sébastien Darrigrand, délégué régional du SYNOFDES, a complété le tableau : formats courts et agiles, pédagogie hybride, classes virtuelles, intelligence collective, intégration de l’IA, accompagnement des seniors… et une vraie posture de formateur-commercial, capable d’écouter le besoin d’une entreprise et d’y répondre par un module sur mesure. Sans oublier Qualiopi, socle de qualité incontournable.
Cap Métiers, enfin, met à disposition gratuitement en région un programme de professionnalisation, des formations courtes et une bibliothèque numérique dédiée à la pédagogie.
Et Landes Formation dans tout ça ?
Tout ce que nous avons entendu pendant ces deux demi-journées, nous le portons déjà au quotidien :
- Des parcours individualisés plutôt que des stages standardisés ? C’est notre méthode.
- Des formateurs issus du terrain, riches d’une première vie professionnelle, capables de parler le langage des entreprises ? C’est notre ADN.
- L’hybridation, les formats courts, l’intégration des nouveaux outils et de l’IA dans nos pédagogies ? C’est notre feuille de route.
- L’ancrage territorial, au plus près des besoins économiques des Landes ? C’est notre raison d’être.
Le marché demande des organismes agiles, proches des entreprises, centrés sur les compétences et la transformation des personnes. Landes Formation coche toutes ces cases, et nous comptons bien le prouver chaque jour, auprès des apprenants comme des entreprises qui nous font confiance. Le secteur de la formation traverse une zone de turbulences budgétaires, c’est vrai. Mais il n’a jamais eu autant de sens, ni autant d’avenir. Et nous, formateurs et formatrices des Landes, sommes prêts.
Notre rendez-vous est déjà pris pour la 5e édition !